En mars 2014, 40 % des maires avaient été renouvelés aux élections municipales. En octobre 2018, la part élevée d’élus indiquant ne pas vouloir se représenter laisse augurer un plus fort renouvellement en 2020. Les raisons de cette tendance sont multiples mais ont en commun une forme de résignation des maires contenue par un sens du devoir et un esprit républicain du quotidien. Mais la contestation assumée et relayée par les associations d’élus locaux face au malaise dans leurs relations vis-à-vis de l’État central et aux effets liés à l’application de certaines réformes (loi NOTRe, suppression de la taxe d’habitation) ouvre une période de forte incertitude. Dans le cadre du nouvel Observatoire de la démocratie de proximité, à l’initiative et en partenariat avec l’AMF, le CEVIPOF a mené une enquête en ligne auprès de l’ensemble des maires de France pour dresser leurs portraits, pour connaître les trajectoires de celles et ceux qui occupent cette fonction, pour mieux appréhender leurs difficultés, et pour comprendre l’évolution de la représentation politique au niveau local. Pilier de la démocratie locale, le maire bénéficie encore aujourd’hui du niveau de confiance le plus élevé (parmi tous les élus) de la part des citoyens. Toutefois, ce capital de confiance ne doit pas dissimuler la mise sous tension du maire dans son environnement quotidien l’obligeant à une grande capacité d’adaptation pour ne pas sombrer dans la résignation.
Pour visualiser les résultats de l’enquête, cliquez ICI.